Après "Etranges rivages" du même auteur, lu il y a quelques mois, j'étais un peu hésitante pour lire la suite. Ce livre là m'avait tellement plu ! J'avais peur d'être décue. En lisant un résumé, j'ai appris que dans "Le Duel" le commissaire Erlendur n'apparaissait pas. Autant dire que j'ai lu ce livre en trainant des pieds.

Bonne suprise. Ce lire est à la hauteur du précédent !

Sur fond de guerre froide et de duel d'échec (fameuse rencontre Fischer-Spassky en 1972 à Reykjavik), Marion Briem (la future supérieure d'Erlendur) mène un enquête sur la mort d'un jeune homme inoffensif, poignardé dans un cinéma. Mais surtout Marion revit ses souvenirs d'enfance. Elle revit son propre duel contre la tuberculose quand elle était petite et que les antibiotiques n'existaient pas.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Marion qui est magnifique, attachant, plein de contradictions. Il apparaît par-ci par-là dans l'oeuvre d'Indridason mais dans cet opus on le découvre vraiment. L'enquête policière est du coup passée un peu au second plan pour moi, mais elle est bien menée. L'univers du jeu d'échec, les caprices de Fischer et la guerre froide rajoutent encore un peu de piment à l'histoire. Bref un bon roman, quand on le commence on ne peut pas le lâcher.