Un professeur d'université et écrivain, Gil, séduit une de ses étudiantes Ingrid, qui est norvégienne. Il l'installe dans sa maison au bord de la mer. Elle tombe enceinte. Elle rate son diplôme, renonce à son avenir et se retrouve à élever des enfants alors qu'elle n'a pas, mais alors pas du tout, la fibre maternelle. La situation se dégrade et un jour elle disparaît.

Claire Fuller alterne les chapitres entre le présent où Gil, bien vieilli, croit voir sa femme partout et des lettres écrites par Ingrid peu avant de disparaître. Ces lettres retracent leur histoire, Ingrid y livre sa vérité. Elles sont cachées partout dans la maison, dans les livres de poche que Gil collectionne par milliers.

Une histoire banale, affligeante, qui m'a mise en colère contre cet écrivain grossier et suffisant. Ingrid, sa femme, qui renonce à sa vie et laisse ses idéaux s'écrouler, m'a attristée et je ne me suis pas attachées aux autres personnages non plus. Ce n'est pas pour me rendre triste ou irritée que je lis. Et donc, malgré une écriture raffinée et agréable, je ne recommande pas ce livre, sauf si vous avez un moral à toute épreuve.